L'équipe
Koly Balde
On peut dire que j’ai connu Simon, un enfant "toubab" perdu dans mon département il y a quinze ans. Ce qu’il faisait là à l’époque, Allah seul le savait. Mais aujourd’hui, le dieu a voulu que nos chemins se recroisent, et nous coopérons pour trouver des solutions afin d’améliorer le quotidien dans la localité.
Au fil des années, j’ai porté plusieurs casquettes : boulanger, animateur culturel, metteur en scène pour des troupes théâtrales dans les écoles, entraîneur des équipes de football du village…
Actuellement, je me débrouille entre mon travail de coordinateur sur le terrain au poste de santé et les cours d’alphabétisation en langue locale, en plus de mes revenus agricoles.
J’ai toujours voulu être actif et engagé face aux difficultés que rencontrent les villages au Sénégal. Participer à la création de lien et de solidarité grâce à l’association ADRESS me permet d’envisager mes vieux jours avec plus de sérénité.
Doudoudia Seye
Seynabou Thiam
Sellou Mballo
Enfant de Bambadinka, j’aime beaucoup mon village. Mais alors que je m’apprêtais à le quitter pour chercher quelque chose à Dakar afin de soutenir ma famille, Simon est revenu à Bambadinka. Je l’avais déjà croisé quand j’étais encore au collège ; à l’époque, il vivait et travaillait avec mon oncle à la boulangerie.
Il m’a proposé de m’aider à m’installer durablement au village, avec le soutien de l’association, en développant des initiatives pour valoriser notre travail de la terre, qui peine encore à nous faire vivre dignement.
Je suis fier de vivre comme mes parents, et je souhaite vraiment que les jeunes du village puissent réussir chez eux, et que Badji soit le dernier enfant de Bambadinka perdu dans l’océan. C’était mon ami, et pour lui, on va réussir au village, Inch'Allah !
Simon Flament
Je suis convaincu de faire partie des privilégié à l'echelle mondiale, tout simplement puisque je suis né en France : accès aux soins gratuits, école publique de qualité, parents un peu au‑dessus de la classe moyenne. J’ai grandi avec des livres, des voyages, des musées, un héritage culturel et matériel. Tout cela me donne l’impression d’avoir bénéficié d’un immense avantage de départ.
En même temps, je trouve injuste d’avoir reçu tout ça dans un monde où le prix réel semble être payé par la misère, l’exploitation et la domination d’autres populations. Je suis persuadé que nous pourrions tous vivre dignement, avec un niveau de bien‑être proche de celui que je connais, si nous coopérions réellement à l’échelle mondiale.
Or, en tant que personnes privilégiées, nous avons justement les outils pour prendre du recul, réfléchir, nous organiser et agir. Nous avons aussi, pour beaucoup, les moyens matériels de rencontrer d’autres réalités humaines et de tendre la main.
Si chacun de nous s’engage à son échelle, tout en restant relié aux autres dans un esprit de solidarité, alors nous pouvons, peu à peu, remettre en cause l’ordre tyrannique que nous impose le modèle capitaliste mondialisé et contribuer à inventer autre chose.
Bruno Sagna
Bonjour, je suis employé aux port autonome de Dakar et serais ravi d'être votre agent de liaison pour vous faciliter votre arrivé à la capitale, par des conseils, de la présence, mais aussi à acheter vos tickets du ferry Aline Sitoe Diatta Dakar Ziguinchor. Je peux vous recommander aussi des endroits très agréables à visiter dans la Basse Casamance ma région d'origine